ENGLISH
  1. Antoine Weil

    05 décembre 2020 -> 08 décembre 2020


    Salut !!

    Je vais être dans l’atelier pendant quelques jours. Je ne sais pas trop ce que je vais y faire pour être honnête. Je change d’avis trop souvent pour avoir les idées fixées. Au début je voulais y construire une plage et y invoquer Pamela Anderson. Je voulais aussi boire une bouteille de 2L de coca zéro à la paille. C’est un rêve de longue date et c’est une occasion en or pour le faire. Je voulais dessiner et remplir les murs de visages.

    Je ne sais pas trop ce qui va me rester de toutes ces idées. En tout cas, me connaissant, je vais à tous les coups beaucoup danser et chanter ; amener trop d’habits et m’amuser avec ; me maquiller en regardant Katya et Trixie sur youtube (je vous mets le lien en bas, elles sont iconics) ; m’allonger sur le sol en écoutant de la très bonne musique (y a le lien d’une playlist spotify que je vais compléter au fur et à mesure, fais gaffe ça va être très éclectique).
    Aussi, si je ne suis pas là quand tu veux me regarder, j’ai fait un best of de liens vidéo de pièces de danse que je binge watch hebdomadairement trop tard le soir. Va les regarder, elles sont trop bien !

    Si tu as des questions et/ou recommandations musicales, tu peux me DM sur insta @weilantoine

    Kiss kiss,
    Tony

    Documentation [www] Instagram, @weilantoine [son] SABLI Soundclown playlist [vidéo] UNHhhh, WOWPresents [vidéo] Miguel Gutierrez, 2010, Heavens what have I done ? [vidéo] CC: World – Meg Stuart, 2020, overtime [vidéo] Lucinda Childs, 1978, Katema [vidéo] Julian Weber, 2018, plateau (work in progress)_excerpts
  2. Felipe Nogueira

    12 décembre 2020 -> 15 décembre 2020


    Voici les quelques projets que je souhaite réaliser durant ma résidence au SABL.

    De prime abord, je compte tourner une scène d’un court métrage expérimental qui se veut être une adaptation filmique du 4"33 du compositeur John Cage.

    Ensuite, j’espérais être en mesure de reproduire au maximum les conditions d’isolements d’une garde à vue et de m’y assujettir derechef dix heures durant. Les cinq premières heures environ, je n’aurai donc aucune distraction et devrai me contenter d’eau pour me sustenter. La deuxième partie, qui s’initiera lorsque l’on me livrera un maigre repas, un livre et un carnet, se propose d’étudier l’impact de l’arrivée de ces objets sur mon corps et mon esprit.

    Pour le temps qu’il me restera, j’envisage d’écrire, de lire, d’écouter de la musique, de somnoler et d’embrasser les idées qui seraient amenés à surgir.

  3. MAGDA & EDEL
    Conjurings for a cotyledon

    06 janvier 2021 -> 24 janvier 2021


    Comme une sensation de nausée. Calendriers cousus ou brûlés. Odeurs d’essence reparties sans discretion. Une masse d’écailles sous la gorge. L’italienne et son robot. Un rescapé et son double. Figurines pour une fin. Entre deux émissions, entre deux épîtres. Prière de déranger.

    Get ur own abacus or ditch. In parched-for-thirst union (with locations scrambled thicker than breakfast eggs) 2 little creatures come into hiding. How can they cram, cuddle or conjure a shadow for themselves? Themselves, ourselves, yourself.

    Stay tuned among the stars – send instructions to +41(0)779170882.

  4. Grégoire & Sandro

    07 février 2021 -> 12 février 2021


    L'art se partage de la même manière qu'un récit, que ce soit dans sa façon d'être conçu ou dans son aspect ultime terminé.
    Nous allons durant ce week-end allier les deux en proposant une interprétation de la quête de Mesper se déroulant dans l'univers de Teuchland. A travers notre art, nous exprimons la fraternité de notre duo et actons en symbiose afin d'exprimer au mieux le récit.
    Nous espérons que le voyage saura vous parler et vous toucher.

  5. CHARLEY klein

    27 février 2021 -> 03 mars 2021


    Texte original en Anglais

    Klein:Vision, ep
    1:OhcysPrologue
    Virtual experience of the Charley Klein’s darkroom¥
    Showtime all the Sunday. Are. You. Awake ? Or blind ?
    Be kind
    Be klein.

    Documentation [www] Instagram - Tiago [www] Instagram - CHARLEY klein [www] Instagram - De Nagi Gianni [www] Instagram - Tina Schwizgebel-Wang [www] Instagram - Kevin Banto [www] Instagram - Vanderlove letter [www] Instagram - Anaelle Amtutz
  6. Nicolas Alvarez

    27 mars 2021 -> 28 mars 2021


    Élève de par le miracle chose inconnue finalement – être – dans une présence
    Construction dont peut-être je loin précisément tire maniaque de notre propre servitude. Le vers s’arrête au bord du gouffre de quand sueur semble n’est-ce pas là qu’écrire sans sens alors que mourir sans sang ?
    Regards et visages des dévisagés car uniquement le regard reste
    Vitre cassée thorax enfermé palpitation et attente quel masque alors ? Aucun.
    Allons et entrons dans le lieu.

    Quelques traces : XXXIV

    Ce lieu de l’entre-deux, le purgatoire, entre terre et ciel, entre les doigts, là où l’ailleurs n’est qu’un ici, un maintenant, un là, là où il y a l’acte, là où j’ouvre la matière, c’est-à-dire le corps, l’espace, le temps, le texte. Là est la scène, là où nous nous réunissons, spectateurs et corps scénique. Vous êtes là, et je suis là. Mais on ne se verra pas. Enfin, vous me verrez, jouer avec ces matières-là ; jouer avec le là, avec la trace ; par le mouvement, par les figures, configurer et défigurer l’espace-temps. Tout est matière, tout est physique, même l’imaginaire, surtout l’imaginaire.
    Et vous donnerez réalité à l’œuvre, à la fiction, à travers le dispositif résonnant, vibrant. « Moi, je » ne fais que de le poser. Possession, exploration, possession exploration, possessionexploration, poessexplotion, expopoplosion.

    Concrètement il s’agira de danse et de poésie. Les deux se confondent beaucoup. En ce sens, toujours en improvisation, je serai en processus de recherche sur le mouvement physique et mental, sur la physionomie des mots, des sons, sur la construction scénique et performative. Durant le temps d’occupation de la salle, je diviserai ma recherche en deux grandes parties. D’abord je vais proposer une scène que je garderai pour le concours d’entrée d’une école des arts de la scène. Je la répéterai plusieurs fois, jusqu’à ce que j’estime avoir un objet scénique présentable. Une fois la chose réglée, je me lancerai dans une longue performance dans laquelle je serai à l’écoute de ce que me disent le corps et les murs. Peut-être quelques invité.e.s me rejoindront dans ce lieu alors chargé de ce qui sera là, et nous improviserons ensemble en réaction de ce que nous sentirons.

    Documentation [www] Instagram - @bakunistasect [film] Performance au TicTac Art center - Nicolas Alvarez (2020) [audio] J'ai appris hier - Antonin Artaud (1947) [img] Un coup de dés - Stephane Mallarmé [film] Performance - Nikita Orlov (2019) [film] Performance - Nikita Orlov (2020) [film] Performance - Nikita Orlov (2020) [film] Solo - William Forsythe (2008) [film] Butoh Dance Performance in Japan - Roger Walch (2007) [film] Locomotion Research - Ido Portal (2010) [film] CHEY vs DYKENS | I LOVE THIS DANCE ALL STAR GAME (2018) [audio] To Composer John Cage - Anthony Braxton (2019) [audio] Want - The soft Moon (2012) [audio] Black Sabbath - The soft Moon (2020) [audio] Gnossienne No.1 (Extended) - Erik Satie (1866 - 1925) [audio] Crusades - Filmmaker (2019) [audio] Intent or Instinct - Pharmakon (2015) [audio] solo contra @ spectrum, 10/18/19 - John McCowen (2019) [audio] Gymnopedie III El Aurora III - Patricia Escudero (2015) [img] Café Müller - Pina Bausch (1978) [img] Bajazet en considération de la peste - Frank Castorf [img] Transfiguration - Olivier de Sagazan
  7. Felipe Nogueira

    05 avril 2021 -> 09 avril 2021


    Pellicules / s’impatronisent, dictent la sentence, s‘égrainent afin de se fendre aux épuisés
    Geôles / s’érigent, se confondent en artifices, s‘objectivent par l’espace que l‘on assiège d‘ennuis
    - / les aboutissants vacillent, s‘irritent par leur poésie, s‘insurgent contre le perpétuel, contre le soi, et, trépasseront dans quelque triomphe
    /chancelant néo-lettrisme



    Pour ma seconde résidence au SABL, il conviendra de poursuivre les réflexions, déjà entamées lors de ma première résidence, autour de la chose cinématographique, de l’isolement et du temps. 

    La performance se déploiera sur 5 jours.
    Il s‘agira de regarder, chaque jour, des films extrêmement longs dans leur intégralité. 
    La durée desdits films oscille entre 7h30 et 14h environ. La liste de films est la suivante: 

    - Le Tango de Satan, Béla Tarr, 1994, 7h30
    - A l'ouest des rails, Wang Bing, 2003, 9h16
    - Shoah, Claude Lanzmann, 1985, 10h13
    - Out 1, Noli Me Tangere, Jacques Rivette, 1971, 20h30
    - La flor, Mariano Llinás, 2018, 13h53

    Si lesdites thématiques enjoignent nécessairement à la mise en exergue de nos rapports problématiques aux écrans, notre capacité d’attention qui s’étiole et la sur-information, là ne réside pas l’intention première de cette performance. En effet, mes performances ont pour dessein d’être parfaitement anti-spectaculaire, de s’inscrire dans la filiation anti-«spectacliste». S’assujettir à (observer) mes performances, c’est une perte de temps en tant qu’elles se révèlent être complètement improductives. Improductives car elles s’arrachent au temps spectaculaire, ne servent qu’à quérir l’ennui et le sens au travers de celui-ci. En respirations d’une Weltanschauung qui s’objective, se distillent ainsi ces performances. Toutefois, elles se mueront insidieusement en halètements d’insanité: fatalement anhéler face à l’incongruence entre ce qui s’évertue à la désaliénation et son inexorable production du spectaculaire.


    J’ai édicté une multitude de règles strictes. Interdiction de consulter son téléphone, interdiction de conduire une discussion autre que pour des détails concernant le film, interdiction d’interrompre la performance, limitation à une pause par tranche de 3h de film (plutôt privilégier les pauses dans les films-mêmes);

    Il sera autorisé de dormir, d‘amener sa propre nourriture et de la consommer (a condition de ne pas amener des aliments dont la mastication occasionne trop de désagrément pour les autres spectateurs.ice.x.s), de se lever afin de dégourdir ses jambes, de fumer.

    Quelques spectateur.ice.x.s m‘accompagneront peut-être durant la performance, toutefois iels disposeront de la possibilité d‘interrompre l’expérience à tout moment, ou éventuellement de s‘absenter quelques heures et revenir ultérieurement.

    Je me réserve le droit, en tant que garant de l’état du SABL, d’évincer les personnes qui ne se conformeraient pas aux règles édictées et communiquées avant chaque séance.

    Documentation [livre] La société du spectacle, Guy Debord, 1967 [livre] Boredom and Art: Passions of the Will to Boredom, Julian Jason Haladyn, 2015 [vidéo] 0’00’’, John Cage, 1962 [img] Caverna dell'antimateria, Giuseppe « Pinot » Gallizio, 1959 [film] La Mort de Louis XIV, Albert Serra, 2016
  8. Montserrat Mayor
    Agathe de Limoges
    AS DE PIC DE MIDI À MINUIT

    08 mai 2021 -> 08 mai 2021


    Part 1.2 - Proposition de journée non-stop en plein air, et 100% costumes, de 12h à 00h.

    Picnic, essorage de salade en hélico et frisbee
    Bronzage intense, short t-shirt lunettes parasol crème solaire et lectures de textes, d'ailleurs on m'a dit que sous le parasol
    la crème solaire est nécessaire
    ensuite le schreadder infernal, celui qui nous permet de brûler les vieilleries.
    On joue des rôles, des alter-egos alors on en créera un de plus et on se filmera mutuellement et en même temps, dans un tourbillon infernal de filmage.
    Un nouveau jeu est un traquenard déguisé mais nécessaire, alors on fera un concours de rire pendant 1 heure non-stop.
    On se plongera dans l'avenir et le passé en tirant des cartes lumières avec bougies et tout le bordel
    Des costumes infernals, concert de rock bobo avec micro, des gémissements, une maracas, un piano/clavier et une note.
    une fois, une fête de danse hors temps à deux et une belle mascarade, puis, la fin des haricots comme on dit.

    demidiàminuit, vidéo, 4min, Montserrat Mayor & Agathe de limoges, 2021

  9. Daniel PRENLELOUP, Monica UNSER, Robert ZAMBONI
    in absentia

    24 mai 2021 -> 27 mai 2021


    Un procès ou une condamnation par contumace – ou procès in absentia – est un procédé judiciaire qui a lieu sans la présence du condamné.  

    Lire : mailing list
    Un corps dans une chambre, des sons brisent le silence. Des coups et des bruits sourds marquent le temps. Un temps inactuel, un temps sans référence. Un prisonnier, mais pas de l'espace. Il veut s'en échapper; or, la question n'est pas où, mais quand.

    in absentia a commencé tout d'abord comme un regard critique sur la plateforme d'exposition du SABL, faisant référence à notre interaction avec celle-ci, non seulement en tant qu'artistes en résidence mais aussi en tant que spectateurs.
    Une liste de diffusion accueillant un brainstorming critique sur la nature de l'espace a constitué notre approche préliminaire du travail qui était destiné à habiter le lieu. Dans un prolongement du SABL, ce qui a vu le jour est un espace de cohabitation et de care, à savoir un réseau affectif. 
    Le résultat qui en découle se présente comme l'effort d'échapper aux liens ordinaires entre sujet et espace, en imaginant un corps et sa temporalité au-delà de la présence matérielle. Que signifie une transmission live pour la création et la réception d'images ? Comment un espace comme le SABL peut-il interroger toutes ces forces mutuelles impliquées dans ce temps de post-présence qui est le nôtre ?
    Nous avons décidé d'aborder ces questions en présentant l'espace lui-même comme si nous en étions un utilisateur habituel, à savoir à travers les caméras qui constituent le site même et l'espace d’exposition. Un substitut 3D du SABL a été préparé à partir du point de vue de la caméra, une image spéculaire qui est devenue l'interface pour aborder un récit choral. À une situation qui implique tacitement une présence soumise au regard voyeuriste des caméras, nous avons décidé de répondre par une absence. L'artiste n'est pas là, c'est un suppléant qui agit à sa place. 
    Une projection de la reconstruction 3D de l'espace du SABL repose sur un coin de la pièce elle-même, comme pour la recouvrir d'une texture, ou pour révéler sa virtualité sous-jacente, à l’instar d’un gaze scannant qui réduit les espaces et les matériaux à l'hyper-image de leur modèle. Un trou rectangulaire laisse apparaître le mesh nu. Des sons emplissent la pièce, évoquant l'image d'un corps en train de s'entraîner. Les rythmes font allusion à un code ; les sous-titres agissent comme une interface intelligible à la pensée du personnage, renvoyant au regard plat de la caméra qui constitue le SABL lui-même.
    Ce qui en résulte est un jeu de surfaces superposées : la surface bi-dimensionnelle de nos écrans projetant le cadre imposé par les caméras du SABL, la matérialité de l’espace du SABL et, une fois encore, le voile plat de l'image 3D projetée sur les murs.

    Documentation [text] Bruce Sterling, Shaping Things, MIT University Press (Chicago) 2007 [text] Anselm Kiefer, Notizbücher, band I, Suhrkamp (Berlin) 2011 [text] Giorgio Agamben, Stasis. Guerra Civile come paradigma politico, Bollati Boringheri (Milano) 2015 [text] Hito Steyerl, Duty Free Art. Art in the time of the global civil war, Verso 2015 [text] Paul Virilio, L’intertie polaire, Christian Bourgeois Editeur 1990 [text] Nicolas Bourriaud, Esthétique relationelle, Les Presses du réel 1998 [text] Omar Khoeif, You Are Here - Art after the internet, Cornerhouse, SPACE 2014
  10. Antoine Félix BÜRCHER
    promenade du 30 mai 2021

    28 mai 2021 -> 31 mai 2021


    A un moment imprévu, je viens dans l’espace pour quelques heures.
    Je suis dans l’espace et je l’explore.
    Un lieu vide, sans fenêtre, entre quatre murs de béton,
    épié par des caméras de surveillance, sans angle mort.
    Il fait sombre, on me voit, je ne vois
    rien.

    Les caméras infra-rouge.
    J’entends.
    J’explore un espace sonore activé par les déplacements de mon corps.
    Je laisse des traces sur le sol en passant.
    Les traces sont les témoins du passage du temps.
    Les temps se superposent, les traces permettent au son de rester.

    Cet espace imaginaire est un parc.
    Je vous accompagne entre les troncs d’arbres, le long des ruisseaux,
    quand il pleut et quand il souffle.
    Une voix synthétique céleste est notre guide.

    A un moment imprévu, je viens quelques heures dans l’espace.
    La performance active l’espace.
    Pendant le reste de la résidence, je ne suis pas dans l’espace, mais l’espace est activé.

  11. Anthropie
    Dio

    12 juin 2021 -> 13 juin 2021


    Dio est d’abord un texte.
    Il propose une réécriture du mythe de Dionysos, hackée à partir des données compilées par Euripide dans les Bacchantes.
    On y rêve une insurrection cyborg, permise par l’avènement de l’énergie transformatrice de Dio, arrivé.e nouvellement sur Terre pour faire buguer la réalité, glitcher le molotov et datamosher le soleil – jusqu’à l’incendie général.

    Dio sert de support à une lecture-performance dont les contours et les formes ne cessent de muter. Parfois, Dio s'incarne sur scène, parfois, Dio n'est qu'une simulation VR que des corps expérimentent. Généralement, tout finit dans une overdose de bugs, ou une émeute d'amour.
    Sous la vidéosurveillance des caméras du SABL, anthropie enregistrera une lecture-vidéo du texte.

    Durée de la lecture : 50 minutes
    Samedi 12 juin : 19h
    Dimanche 13 juin : 15h

    Ne convient pas aux personnes photosensibles.

    Dio, Anthropie, Texte intégral (Français)

  12. MAL:MAL
    (Eva Maspoli &
    Caspar Danuser)
    Display

    03 juillet 2021 -> 03 juillet 2021


    Texte original en Anglais

    "Display" n'est pas une performance, c'est une impression réaliste aux frontières de l'abstraction, de la réalité et du surréalisme.
    Les protagonistes font l'expérience de la vie, de la faim et de la respiration, tout en regardant et en étant regardés. Leur expérience de l'ordinaire devient temporairement un documentaire.
    Tout comme lorsque nous allons acheter du lait. Mais n'ayaez crainte, car à la fin, il ne reste que des traces de la soupe, l'ADN n'étant ni volé, ni donné.

    malmal.club

  13. Nacoca Ko
    Rapid Skye Movement

    01 octobre 2021 -> 29 octobre 2021


    Texte original en Anglais

    1er OCTOBRE - Construction du nid (10:00)
    13 OCTOBRE - Incubation (11:00) 
    19 OCTOBRE - Robots (Live avec Jo Vargas) (16:00) 
    28 OCTOBRE - Abandon du nid (12:00) 

    fuseau horaire CET

    Tout au long du mois d'octobre, Nacoca Ko créera un nid liminal, donnant naissance à un espace où convergent de multiples lignes de réalité : la pièce physique spatio-temporelle, avec ses objets et ses humains, ses robots et ses capteurs ; le plan numérique de l'art vidéo faisant l'interface entre le virtuel et le réel ; les rêves et les souvenirs (où se manifestent les espaces-temps passés et futurs) ; les adaptations surréalistes des programmes d'apprentissage automatique ; la perspective déformée des caméras en direct ; et vous, dans votre propre réalité complexe.
    _

    L'immortel Phoenix a son propre nid de feu et de cendres, qui tourne en rond sur lui-même. Mais il se sent seul et veut aimer autre chose que lui-même. 

    Se divisant en deux, il trouve un vieux vase rouge dans le jardin de quelqu'un, un nid humain, et il y pond ses œufs. Un nid dans un nid.   

    Elle reste assise seule dans le noir pendant des heures à attendre. Son téléphone brille alors qu'elle fait défiler les pages. Si des prédateurs s'approchent, elle bat des ailes contre le vase d'étain qui résonne, amplifiant les sons protecteurs de son amour. 

    Parfois, il est le gardien et elle vole. Ils chassent à tour de rôle les insectes et les larves, une course de relais pour se protéger et se nourrir. La survie est précaire et presque impossible, mais pleine d'espoir et d'abandon, de perturbation et de rédemption.

    Le nid est cosmogonique, un monde où tout peut être construit à partir de rien, où la pensée, l'identité et les rêves sont incubés. Il commence dans un lieu situé avant le temps, avant la naissance, et il est tissé à partir de créatures et d'objets déjà existants. Il couve l'agence, le hasard, la volonté, le chaos. Il manifeste la compassion, le rythme et l'évolution. Des dons généreux vers l’inconnu.

    Vous me regardez entre mes 4 murs vides, mais je ne peux voir que vos 4 yeux noirs. Il n'y a pas de vrais murs blancs, seulement des environnements pour se nicher. Vous m'observez mais vous ne pouvez pas voir ce que je suis vraiment. Vous avez reconnu mon visage, enregistré mes préférences, mis à jour mon mot de passe. Mais j'ai piraté vos caméras avec des récits interprétés et déformés. Vous ne pouvez voir qu'une seule image de moi - si vous avez de la chance, peut-être une séquence. Vous avez peut-être 4 points de référence, mais ce n'est pas suffisant. Mes données personnelles sont un univers infini. 
    _

    “ Ce travail a été inspiré par le contact avec des oiseaux qui ont choisi de nicher chez moi, ainsi que par une webcam en direct de buses dans les montagnes. Je les observais en direct créer un nid à partir de bâtons et de sacs en plastique, et nourrir leurs petits.

    Des objets provenant de mon studio, sont regroupés au sabl pour créer un nid pour la recherche artistique. Les vidéos accumulées à partir de mes observations et de ma re(dé)construction du monde rencontrent de nouvelles créatures semblables à des oiseaux formées par l’IA (L’Intelligence Artificielle). Les oiseaux originaux de l'ensemble des données proviennent des dessins de Haeckel qui les a positionnés de manière non naturelle, réinterprétant ainsi leur beauté et leur potentiel.   
    Je collabore avec l'artiste Alan Ixba et avec lesquels il transforme les cris des oiseaux et tente de les reproduire. Le 19 octobre, l’artiste Jo Vargas, avec qui je collabore, viendra avec des œufs robots qui composent de la musique en se déplaçant de manière autonome dans l’espace. "



    in collaboration with : Alan Ixba Jo Vargas playform.io Antoine Félix Bürcher

    Documentation [www] Nacoca Ko [expo] newart.city - Nacoca Ko [expo] andataritornolab - Nacoca Ko [instagram] Nacoca Ko [article] Spike Magazine, WITHOUT YOU, Benjamin H. Bratton, 2015 [article] Imaginary Magnitudes, Stanislaw Lem, 1981 [article] Prophetic Culture, Recreation for Adolescents, Frederico Campagna, 2021 [www] Emissaries, Ian Cheng, 2015-2017 [vidéo] Life after bob, Ian Cheng, 2021 [texte] Realist Magic Objects, Ontology, Causality by Timothy Morton, 2013 [texte] Codex Seraphinianus, Luigi Serafini, 1981 [article] The Stack by Benjamin H. Bratton [livre] The Revenge of the Real, Politics for a Post-pandemic World, Benjamin Bratton, 2021
  14. Balthazar Zin

    22 novembre 2021 -> 27 novembre 2021


    Dans le SABL, je vais me plonger dans une réalité virtuelle - une réplique numérique du lieu dans laquelle j’évoluerai, effectuerai des actions. J’interagirai avec la double réalité ; virtuelle et matérielle, le spectateur lui y sera relié par le Stream.

    Dans ces espaces, je vais venir boire le café avant d’aller au travail, me faire à manger et tout casser, passer l’aspirateur sur les vagues, regarder la forêt à travers la TV en mangeant des chips, m’allonger pour voir le ciel étoilé, puis tout arrêter.

  15. DISTORTED ORCHESTRA

    22 janvier 2022 -> 23 janvier 2022


    Distorted Orchestra est un projet aux sonorités punk et dissonantes - des enregistrements de sons environnants, distordus, saturés et alignés en rythme pour donner lieu à une techno industrielle fracassante.
    C’est avec cette recette que Distorted Orchestra compose ses sets et ses productions — un orchestre dissonant qui invite les spectateurs à explorer un lieu.

    Le 23 janvier aura lieu un dj-set de Distorted Orchestra, une proposition de mélanges de morceaux incluant des compositions originales et non-originales.
    Le dj set sera accompagné par les visuels mixés en live par Félix, artiste suisse qui fait des sets de vi-jing en distordant des flux vidéos par le mélange de technologies audiovisuelles obsoletes et plus récentes. Pour chacun de ses sets, il utilise des collections de données différentes.
    Ici, il propose un dataset de caméras de surveillances : passages, forêts et montagnes distordues et colorées alignés aux rythmes fracassants de Distorted Orchestra.

    Documentation [www] Distorted Orchestra [podcast] Distorted Orchestra à Stonehenge Rituals, 11.2021 [clip] KING'S AGONY, Distorted Orchestra
  16. Eva Maspoli
    TRAINING TO ENTER

    25 février 2022 -> 26 février 2022


    Pensé comme une recherche d’introspection corporelle nécessaire à son propre processus artistique, TRAINING TO ENTER de Eva Maspoli au sabl explore quatre aspects de la performance live: le rapport intime de l’artiste à l’acte corporel, le rapport à la plateforme et aux spectateurs en live, le rapport entre l’artiste et l’espace physique du sabl comme coquille, et la temporalité d’un acte répétitif. Après une courte résidence d’acclimatation à l’espace dans la journée du 25 février, Eva Maspoli performera dans l’après-midi du 26 février. Cette pièce explore la possibilité d’une introspection intime dont le but est celui d’atteindre un état de pleine conscience afin de dés-apprendre et dé-construire dans la répétition, malgré les contraintes de l’espace en ligne. Est-il possible de faire un travail d’introspection intime sous le regard des caméras de surveillance?
    L’impossibilité d’une co-présence avec le public, imposée par le dispositif du sabl, se présente alors comme une opportunité pour l’artiste de réfléchir l’interaction entre un public absent et l’espace de la performance. Qui le souhaite peut en effet envoyer en amont et en live des sons, musiques et bruits, pour alimenter une playlist commune sur laquelle l’artiste n’a pas de contrôle, playlist qui défilera et constituera l’environnement sonore de l’action (vous trouverez le lien vers cette playlist dans la documentation). Mais ce son sera peut-être également une distraction de l’action-même pour l’artiste, un rapport à l’extérieur et au public que le corps cherche à oublier dans sa recherche introspective. L’oeuvre questionne le dispositif même du sabl dans son potentiel performatif et interactif, et la possibilité de cette étape d’introspection intime, proche de la transe, nécessaire à tout travail partant du corps comme médium.

    Interventions et horaires :
    25.2.22: entrée dans l'espace
    
26.2.22: performance, 15:00 - open end

    —> Lien de la playlist commune dans l’onglet documentation
    ___________________
    L’Acte
    Il durera au moins 6 heures. Dans une pièce, uniquement avec mon corps et le son comme diversion entre l'environnement spatial et le monde "extérieur".
    
Une scène très intime, à l'intérieur de moi-même, comme marcher sur une montagne pour sentir mon corps, oublier mon ego et être dans le moment présent. Mais cette fois, il n'y a pas de montagne, pas de paysage, seulement cette pièce et moi-même...

    Le public/la plate-forme
    Le public, en tant que voyeur, regarde l'artiste dans sa propre intimité, observe et réagit dans son propre espace, invisible à mes propres yeux. Cependant, une interaction possible : le public peut apporter ses pensées ou ses sentiments sous forme de musique ou de mémos vocaux à l'intérieur de cet espace et les ajouter à une playlist commune en direct. L'artiste n'a aucun contrôle sur ces sons. Ces messages venant de dehors sont l'environnement extérieur qui se voit amené à l'intérieur de cette pièce.

    La pièce, mon corps/mes vêtements et mes pensées/ma vie intérieure
    Une pièce vide, quatre murs, pas de fenêtres, sans personnalité - comment puis-je devenir une matière première comme cette pièce ? Est-il possible pour moi, dans une pièce aux limites étroites et claires (murs), de me concentrer sur mon corps et de le laisser agir librement ? La pièce est une coquille, mes vêtements sont une coquille, mon corps est une coquille. Une coquille dans une coquille dans une coquille. Comment oublier ces coquilles ou les intégrer pleinement dans l'être à chaque instant ?

    Le temps
    L'acte se répète pendant des heures. La pertinence de l'espace, la personnalité, le public changent. Le corps se fatigue et le cerveau cesse de penser à l'endroit où il se trouve ou à qui le regarde. Je commence à oublier ce qui m'entoure - je peux entrer dans une sorte de transe. Peut-être qu'à cause du son, de temps en temps, je me rappellerai où je suis. Que va-t-il se passer ?

    Documentation [playlist] Playlist "Training to enter"
    [www] Site internet - Eva Maspoli
    [www] Instagram - @_evaspli_
  17. I'm obsessed with
    Reality Show

    14 mars 2022 -> 19 mars 2022


    I’m obsessed with Reality Show, enfin une émission de réalité téléréaliste! En résidence au sabl, le collectif vous embarque dans une immersion d’une semaine à suivre en streaming 24h/24. Trois candidatx s’affronteront lors de différents challenges pour enfin être soumis au vote du public lors d’une grande soirée de prime time.
    Le but du jeu ? Démontrer ses multiples talents, son authenticité et sa créativité afin de conquérir le cœur du public. En soi, être le.a meilleur.e dans tous les domaines.
    Les candidatx devront tour à tour donner le meilleur d’elleux-même tant dans leur manière d’être, dans la fabrication d'accessoires et de décor reflétant leur personnalité exceptionnelle, que dans la vie quotidienne et la survie en milieu confiné. Iels vous illumineront de leurs créations, de leur magie créative, de leurs qualités d’orateur.rice, de leurs meilleurs mouvements et de leur esthétique si personnelle.
    Suivez les candidatx et leur évolution toute la semaine et rejoignez-nous vendredi soir pour une soirée sensationnelle animée par des commentateur.ice.s déchaîné.es! Lors de ce prime fatal vous aurez entre vos mains le sort d’un.e candidatx qui sera éliminé. Le lendemain, venez vivre des moments inédits en direct avec les candidatx restants qui partageront à coeur ouvert le meilleur et le pire de cette semaine intense.


    Le collectif I’m obsessed with est composé de :
    Antonia Marjeru, Camille Martin, Garance Deprez, Laure Fannière, Raphaëlle Detheve, étudiantes Master Monstre ESAAA - Annecy ;
    Charlotte Laurent, Noémie Gambino, Victor Delétraz, étudiant.es WORK.MASTER HEAD - Genève ;
    Adrian Fernandez Garcia, Chloé Devanne Langlais, artistes - Genève.

    Instagram : @i_m_obsessed_with
    E-mail :
    collectif.imobsessedwith@gmail.com

    Documentation [video] Carnalito Full Option, Sara Sadik, 2020, Manifesta 13 [film] France, Bruno Dumont, 2021 [video] Center Jenny, Ryan Trecartin, 2013 [video] Painter, Paul McCarty, 1995 [www] Raoul Pictor, Hervé Graumann, 1993 [www] Berenice Serra, residence Street View [article] « La crypto-contrefaçon crispe le monde de l’art », Le Monde, Roxana Azimi, 2022 [www] Cindy Sherman [www] Fables de La Fontaine, édition illustrée par J.J. Grandville - Les Animaux malades de la peste, Grandville, 1838-1840 [www] Juliana Huxtable [www] « Furies »
  18. Christophe Pithon
    Animé

    04 avril 2022 -> 19 avril 2022


    sabl comme dernier bastion de rêve contre le capitalisme effréné.

    Pendant plus de deux semaines, le sabl va muer en studio d’animation. Alors qu’au cinéma tout vise à dissimuler le processus de production, à faire comme si les plans tombaient du ciel, ici au contraire le processus sera exhibé, avec sa sueur et ses échecs.

    Vous me verrez animer des objets en les prenant en photo. Il s’agira pour moi de donner vie à ces objets enfantins (jouets, magazines, ballons), les transformant en vrais personnages, qui luttent contre l’aliénation. Car oui, les jouets ont des sentiments et des rages. La rage d’être des produits jetables, d’être victimes de la mode, d’être de mauvaise qualité. Cela exige une revanche, une revanche cinématographique. Et tandis que j’animerai ces jouets, je serai via les caméras de sabl un peu votre jouet ?

    Documentation [Website] Site internet de Christophe Pithon
  19. Duo ON

    24 avril 2022 -> 25 avril 2022


    Construire
    Empiler
    Tendre un geste
    Ouvrir
    Recouvrir
    Agencer le mur
    Détruire
    Moduler
    Replier

    Pour cette résidence le sabl collabore avec l’association curatoriale Laissez-passer qui diffusera simultanément les images de cette résidence sur des écrans dans différentes villes d’Europe.

    Documentation [www] Oskar Fougeirol [www] Niels Hung [www] Association Laissez-passer
  20. Collectif sous-titre
    Chaussures sablières

    2 mai 2022 -> 8 mai 2022


    Le projet à sabl Chaussures sablières est l’occasion de réfléchir un narratif en temps réel, manipulant la notion de temps (tempstemps, tintin), prendre le train pour traîner, tourbillonner doucement. Iel utilisera l’espace sabl la montagne et cette fois-ci deux personnes, Elia et Marie.

    [...] et puis
    pas d’coup de soleil dans un sous-sol
    Pipo dans les bois
    gencives étoilées
    pas d’sablés à sabl non plus
    pipi dans l’évier
    la pluie, tant pis
    mastiquer la peur de la paresse dans une tarte au poire comme ça
    bougeotter comme si bientôt l’été
    une semaine de sept
    quatre chaussettes
    on sera ici par là
    quelques fois [...]

    Le collectif sous-titre est un collectif à géométrie variable qui fonctionne à la manière d’un cabinet de curiosité. S’inspirant des éléments de la vie quotidienne, iel interroge la relation entre espaces et corps, corps et corps, corps et objets, objet et objets.
    Elia Fidanza et Marie Lucas vivent à Genève et sont étudiants à la HEAD - Genève.

    Documentation [www] Instagram: @sous__titre